samedi 27 décembre 2025

Noël géographique

Depuis une bonne douzaine d'années, pour Noël, je choisis un pays, et s'il plaît aux autres convives, j'explore, ou plutôt, survole, sa gastronomie ; impossible de prétendre la connaître en une demi-douzaine de plats et autant de desserts !
 
J'en avais eu l'idée au début, devant les amoncellements quasiment obscènes de nourriture, dans tous les supermarchés, qui me donnaient autant envie de cuisiner que d'ouvrir le puits, et de sauter dedans ! 
C'était avant que la hausse des prix des denrées alimentaires ne rendent les rayons quasiment minimalistes ! 
Les veilles de Noël, à cette époque, il fallait rentrer le ventre pour sortir de la maison tellement les voitures des clients du Picard de l'avenue un peu plus haut, envahissaient notre rue (et les rues voisines), dans notre quartier pépère et très excentré de Toulon. 
 
Coline était encore petite : je voulais quelque chose de créatif et de rigolo, et j'ai eu l'idée du thème de la nourriture geek, autour des films, séries et bouquins ; depuis, l'idée a été bien reprise avec les livres de cuisine de Gastronogeek. 
De mémoire, il y avait un potage raffiné sorti du film Titanic, la soupe plomeek de Star Trek, le lembas du Seigneur des anneaux, la tarte à la mélasse et la Bieraubeurre, de Harry Potter, la glace à l'eau de mer du jeu vidéo Kingdom Hearts, le suprême de crème à la Edgar, des Aristochats...

L'année suivante, j'avais offert à Elise une machine à faire les takoyaki, sorte de micro-crêpes sphériques, fourrées au poulpe grillé,et le thème du Japon s'était imposé, avec aussi les délicieuses okonomiyaki, spécialité se situant à l'intersection de la pizza et de la galette bretonne !
L'année d'après, c'était la Corée pour goûter aux plats mentionnés dans les manwas, version coréenne des mangas, et le pli était pris...
Pas toujours la nourriture exclusive d'un pays, puisque j'ai découvert que les plats n'avaient que faire des frontières : les plats du sud-ouest de la Russie sont les mêmes que ceux de l'est de l'Ukraine, ceux de la Turquie ont essaimé dans tout l'empire Ottoman, comme ceux de l'Inde communs au Pakistan, et le Vietnam alimentairement proche du Cambodge et du Laos...
 
Bien évidemment, moins les ingrédients étaient "exotiques", et difficiles à trouver, plus le choix des plats était vaste : Italie et Espagne avaient nécessité de mettre une table d'appoint pour présenter le buffet, même en ayant contourné, comme chaque fois, les éléments les plus connus de chaque territoire : bolognaise ou paella...
D'un autre côté, certains pays étaient plus difficilement abordables, comme le Mexique, dont toute la gastronomie est fièrement imprégnée de piments : je crois que c'est le pays qui en produit le plus ; Elise les déteste plus que tout, c'est tout juste si le mot lui-même, ne lui brûle pas la langue ! 
 
J'ai aussi renoncé au Brésil, pays d'une immense diversité gastronomique, mais avec quand même deux piliers alimentaires, qui sont justement ceux que j'évite dans ma sélection : la viande et les produits laitiers ; et à la Chine, par boycott pour leur abominable coutume de manger des chiens et des chats, (même si je sais fort bien que d'autres pays d'Asie font pareil), et leur inimaginable laxisme vis à vis de la maltraitance animale !

Cette année, j'avais tout d'abord sélectionné la Suisse, qui une fois sorti des grandes villes très cosmopolites, a une gastronomie plutôt montagnarde et paysanne, mais Romane m'a fait remarquer qu'en dépit des liens que nous avons avec le continent africain, les spécialités africaines n'apparaissait que rarement à table, surtout à Noël. 
J'ai donc rapidement creusé un nouveau sujet, qui a été l'Afrique de l'ouest, Ethiopie, Soudan, Erythrée.
J'étais curieuse de faire des injera, ces sortes de pains/crêpes, qui servent aussi bien pour présenter la nourriture que pour la manger avec ses doigts ; mais la farine indispensable, celle d'une céréale que l'on appelle le teff, n'était disponible que sur le Net, j'ai alors commandé des injera dans un restaurant éthiopien de Toulon, où je n'ai pas mangé depuis des années, mais que j'aime beaucoup. 
 
J'ai préparé du doro wat, kajaïk, kik alicha, genfo, thiakry, respectivement ragout de poulet aux œufs durs, ragout de poissons de lac fumés, ragoût de pois, porridge d'orge, dessert à la semoule de mil ; j'avais les plus grands doutes à propos de ce menu, bricolé en quelques jours, alors que je trainais un refroidissement épuisant et une démotivation extrême, mais les filles et Pedro ont bien aimé.
Je ne sais pas si pour l'an prochain, je continuerai la piste géographique : je sais qu'elle est populaire, vu que mes propositions d'autres thèmes plus abstraits, sont jusqu'ici tombées à plat, mais comme on tourne autour du globe, on finit toujours par revenir au point de départ ! 
Et tous les pays ne se prêtent pas au jeu : de grands pays, tels que l'Australie, les Etats-Unis, le Canada ont soit une cuisine trop tournée vers la viande, ou déjà très connue, ou encore, comme ce sont des pays constitués par l'immigration, très liée à divers pays d'Europe.
Je vais continuer à creuser la question...
 
(J'ai emprunté des photos sur les sites de recettes, n'ayant pensé à photographier que le kik alicha)

Doro wat

Kajaïk

Kik Alicha ; Elise, en le voyant : "Je ne veux pas faire de blague lourde, mais ça ressemble, et le nom, et l'aspect, à kel-chat-a-vomi-là

Genfo

Thiakry


vendredi 14 novembre 2025

Le Hero Festival 2025

Comme l'an dernier et chaque année depuis dix ans, nous avons participé au Hero Festival de Marseille, convention dédiée à la Pop-culture, surtout japonaise
Cette année, pas de cosplays spectaculaires : Johanne prépare son mariage qui aura lieu en avril, et Elise, finit de meubler le petit appartement qu'elle a longuement rénové ; concentration et budget étaient donc déjà occupés, même si le mobilier a été assez économiquement trouvé sur Leboncoin et chez Ikéa
Nous avons donc choisi un cosplay dont les personnages ont des vêtements de ville, faciles à trouver et éventuellement à retravailler : Fran et Sylvia Fine, Yetta Rosenberg et Niles, de la série "Une nounou d'enfer" ; "The Nanny" en Vo

"Une nounou d'enfer" a été diffusé à la télé française à partir de janvier 1995, et maintes fois rediffusé depuis.
C'est une série qui met en scène les péripéties de vie de Francine - Fran - Fine, une belle jeune femme célibataire (dont l'âge est un secret mieux gardé que celui du Coca-Cola !) qui se retrouve tout à fait par accident, nanny de Margaret (Maggie), Brighton et Grace (Gracie), les trois enfants de Maxwell Sheffield, un riche et talentueux producteur de Broadway, veuf depuis quelques années
Fran, qui a grandi dans le quartier populaire du Queens, à New-York, où de passe l'histoire, est extravertie et sarcastique, habillée de manière voyante ; elle est aussi juive avec une immense famille très présente, euphémisme pour envahissante. Sa mère, Sylvia, n'est jamais loin d'elle très longtemps, à plus forte raison quand elle a la possibilité de dévorer les petits plats et gâteaux de Niles, le majordome anglais et ami d'enfance, de Maxwell, excellent cuisinier et expert en ironie et commérages. Yetta est la grand'mère de Fran et la mère de Sylvia ; elle est sénile seulement à mi-temps, son esprit vif revient en force dès qu'il est question d'argent ou de sexe. C'est une fumeuse invétérée. 
Au fil des saisons, Fran et Maxwell Sheffield tombent amoureux et ils finissent par se marier, ce qui amène de nouveaux rebondissements ; la série s'arrête après la naissance de leurs jumeaux et leur déménagement programmé pour la Californie !
 
Il y a beaucoup d'autres personnages, dont mon préféré : C.C Babcock, l'associée de Maxwell, qui a un béguin pour lui. personnage peu sympathique au début, elle est tout aussi ironique que Niles, et en complète opposition avec lui sur tous les sujets, dont - surtout - son possible mariage avec Maxwell ! mais elle s'humanise peu à peu, tout en gardant tout son mordant, et après des années d'opposition avec Niles, aboutissant à beaucoup des meilleures répliques de la série, ils s'attachent l'un à l'autre, et finissent par se marier. 
 
C'est une série familiale joyeuse et pas gnangnan, où les personnages ne sont pas manichéens, et où le thème de la collision de deux mondes, l'un populaire et l'autre guindé, est renouvelé par la multiplicité des situations :  l'inépuisable famille de Fran et l'entourage professionnel de Maxwell, parfois déjanté, produisant en permanence de nouveaux personnages ; dont nombre de célébrités aux USA, jouant leur propre rôle ! 

A ma grande surprise, j'ai appris qu'il existe une poupée Fran Fine, trouvable sur E(vil)bay, à des prix qui seraient raisonnables si il n'y avait pas de monstrueux frais de port, vu que toutes sont aux Etats-Unis. 
Elle a la même taille que Barbie, un corps très similaire, et elle est parlante, avec des répliques iconiques de la série, mais pas le célèbre rire de Fran ! 
 


 
Je doute que beaucoup de collectionneurs la recherchent : son expression n'est pas très réussie, et elle ne ressemble que vaguement à Fran Dresher qui interprète Fran Fine et coproduit la série 
Version OOAK, repeinte et rhabillée par une collectionneuse qui la vend à un prix impressionnant




Romane en Fran : la veste et le béret ont été garnis de léopard, et la jupe du tailleur, qui était longue avec un genre de volant a été raccourcie (très). Le col aurait dû mieux tomber : j'ai compris comment j'aurais dû le faire en cousant les derniers points...

Pose et tenue iconiques !

E
Elise en Niles : tous les éléments trouvés sur Vinted tombaient impeccables !

Le personnage caustique lui va comme un gant !

Johanne en Yetta : je lui ai dit que son pantalon faisait tout à fait vieille dame ; c'est un de ceux qu'elle met pour aller au boulot...oups !

Pour Yetta, il n'y a jamais trop de paillettes

 

Moi en Sylvia Fine : le tailleur était à l'origine une veste longue et un pantalon ; le tissu se froisse même quand on ne lui dit rien, et les fils se tirent dès qu'ils voient une griffe de loin !

Portrait de famille ; l'imprimé zèbre, ce n'est pas amincissant !

Yetta et sa tendance à pénéquer (en français du sud : faire un petit somme)

Le gâteau avait tellement l'air vrai (mon bidou envahissant l'est, vrai, lui ; hélas !)


vendredi 31 octobre 2025

Celluloidwarenfafrik Albert Wacker

 
Baigneur mulâtre de la Celluloidwarenfafrik, anciennement Société Albert Wacker

Avant de présenter ce poupon rarissime, je veux remercier Natalie (Tralina), grâce à qui j'ai pu l'acheter ; lui envoyer mille mercis ne serait pas assez : N+1 mercis peut seulement représenter l'ampleur de ma gratitude ! 
J'ai découvert ce poupon sur une photo d'un mini reportage qu'elle avait fait de la Clinique des poupées de Bienne, en Suisse. 
 
Photo du blog de Tralina : je n'en croyais pas mes yeux

Je l'ai reconnu instantanément, vu que je le convoite depuis que je l'ai vu page 13 de "Celluloid", de Anne Stitz, il n'y a pas loin de 30 ans, quand j'ai commencé à collectionner les poupées. C'est le seul et unique livre (en allemand, aux éditions Cieslik) plusieurs fois réédité et enrichi, où les poupées de celluloïd Albert Wacker sont mentionnées : trois modèles, dont deux en blanc et noir ; et quelques figurines.
 
Natalie m'a donné les coordonnées de la Clinique de poupées, et M. Jean-François Zbinden, son propriétaire, a très gentiment accepté de faire une vente par correspondance, alors qu'il n'en fait généralement pas ! 
Une quantité stratosphérique de mercis à lui aussi !
 
Page 13 de l'argus des poupées de Anne Stitz

Les cellulos les plus anciens ont ma préférence, et mon coup de foudre pour celui-ci n'a jamais faibli ; pourtant, les poupées allemandes introuvables, ce n'est pas ce qui manque ! 
Paradoxalement, c'est parce qu'il y avait beaucoup de fabricants et beaucoup de modèles : les modèles potentiellement moins populaires que d'autres, comme ceux "exotiques" étaient donc produits en plus petites séries pour ne pas avoir de gros stocks, et donc moins proposés par les représentants.
En plus - je l'avais déjà dit en présentant un autre poupon - les poupées noires allemandes ont eu très tôt la défaveur du régime et n'ont plus été vendues pendant une bonne dizaine d'années, jusqu'à la fin de la Deuxième guerre, qui a elle-même causé la destruction de beaucoup de jouets
 
Ce qui rend ce poupon rarissime est son âge et la petite production de sa société : la Celluloidwarenfafrik a été fondée en 1897, à Nuremberg, et s'est rapidement développée ; elle fabriquait toutes sorte d'objets du quotidien, tels que des articles de toilette, des brosses, des boîtes, des miroirs, des articles publicitaires, et bien sûr, des jouets ; dont des poupées pas en cellulo puisque le marquage au W a été vu sur une poupée en carton moulé et tissu bourré de paille. Quand elle a changé de propriétaire, en 1911, c'était une grande entreprise de presque 600 employés ; si je suis au courant, c'est parce qu'un des rares documents que j'ai trouvé, est un relevé de cession, qui recence une infinité de points : le matériel, les machines, le nombre d'employés, les actifs au moment de la cession... presque le contenu des poches du directeur ! 
Rien de rien sur les poupées : les autres documents sont un brevet pour un hochet de bébé, et une action encadrée de 100 marks datée de 1922 ! L'entreprise aurait fermé après 1925, ou changé de nom et de fabrication ; son marquage était un gros W dans un cercle

Marquage, origine et taille


Ce petit poupon se caractérise par un modelé particulièrement réaliste : on voit bien que le sculpteur (ou la sculptrice, il y avait des femmes), a très soigneusement observé des nourrissons, et reproduit leurs caractéristiques ; comme le bourrelet sur la nuque sur la photo au dessus
 
Le double menton et le thorax grassouillet

Le derrière tout plat

Les petits plis aux articulations

Le corps cylindrique et dodu des tout-petits



Le visage est purement caucasien : c'est un poupon blanc peint. Je trouve ses traits joliement équilibrés, avec cet air extrêmement sérieux que les bébés ont souvent

Petits manques aux sourcils, mais les boucles d'oreilles sont toujours là !

Le même en blanc

Même s'il a tout à fait l'air d'origine, le joli petit pagne en fils de soie a été patiemment réalisé en deux dimanches après-midi de travail, par M. Zbinden entouré de ses chats, dont sûrement Tulipe ; partout où il y a des poupées et des gens qui les aiment, il y a aussi des chats !
 
Au soleil

A l'ombre

 


dimanche 21 septembre 2025

Une rareté

Je voudrais mettre en avant un poupon que j'ai mis des années à trouver ; et que je n'ai jamais revu ensuite ! C'est un Petitcollin
 
 
Là, je pense que mes lectrices se disent : "C'est ce rataillon* la rareté ? Elle a rendu l'antenne, la mocote** ! La canicule lui a grillé le cerveau (déjà qu'il y en avait peu !)"

Mais, oui : le nouveau-né Petitcollin en noir et en 8 cm est très rare ; sans doute parce qu'il est très moche, et a été peu acheté ! 
Le modèle blanc de cette taille, est déjà incompréhensiblement différent du plus grand modèle de Nouveau-né, qui n'a pas du tout la même allure dès la taille 12
 
Nouveau-né en 45 cm

Le Nouveau-né de 12 cm est le seul poupon Petitcollin de cette taille à avoir la tête mobile ; d'ailleurs très mal foutue, car elle ne s'insère correctement dans le torse, que lorsque la tête est tournée sur le côté ! Ce n'est pas un remontage raté : ils sont tous comme ça !

Le mini Nouveau-né a une grosse tête, une expression hébétée, et des membres grêles avec des poings serrés qui ressemblent à des embryons de mains ! 
C'est peu dire qu'en noir, il ne faisait pas le poids face au joli Negri, au corps bien proportionné et aux traits africains !
 
Nouveau-né 8 cm
 
Je suis quand même contente d'avoir trouvé mon mini Nouveau-né noir : les poupées rarissimes et sans valeur, c'est ma spécialité !
 



 * Un rataillon, prononcé "ratayon", c'est dans le Sud, un petit reste de nourriture, et par extension, quelque chose de petit et de peu d'importance
** Un mocot, au féminin, une mocote, c'est le surnom des natifs de Toulon ; ou plutôt, ça l'était : je crois qu'il n'y a plus que moi et une paire d'historiens locaux hors d'âge, à l'utiliser !

dimanche 14 septembre 2025

Une belle inconnue, Gloria

Une nouvelle poupée vient de s'installer dans une de mes vitrines surpeuplées, et même si elle a deux marques parfaitement lisibles, je n'ai trouvé aucune info à son sujet !
 
S/L dans une sorte de couronne et Gloria sur un globe terrestre mal fichu

Je serais très surprise qu'elle soit française car les marques françaises sont bien connues et répertoriées grâce à l'excellent livre d'Elisabeth Chauveau ; non plus qu'allemande pour les mêmes raisons de documentation. 
Je ne pense pas non plus qu'elle soit japonaise : les entreprises de jouets indiquaient fièrement la nationalité japonaise de leurs produits, même - voire surtout - quand elles avaient copié un modèle déjà existant ! 
La notion de copie industrielle n'était peut-être pas la même à cette époque, à moins que les fabricants ne pensaient pas que les entreprises d'origine seraient au courant vu la distance ! J'ai donc des Negri presque identiques à ceux nés à Etain, dans la Meuse, si ce n'est l'épaisseur du cellulo très, voire trop, fin. C'est d'ailleurs là mon deuxième argument qui empêche la poupée Gloria d'être japonaise : son cellulo est bien épais ! 

Je pense qu'elle vient d'une petite entreprise d'Europe de l'est : son cellulo  ressemble à celui de ma grande inconnue et à celui d'un poupon qui s'est révélé être polonais ; une petite entreprise, puisque je n'ai retrouvé aucune mention de ce marquage ou d'autres poupées le portant. 
Petite entreprise qui n'avait vraisemblablement pas l'habitude de faire des poupées noires : les baigneurs peuvent être d'une couleur uniforme, puisqu'ils représentent des bébés plus ou moins chauves ; mais les poupées fillettes ont la plupart du temps, leurs cheveux moulés, peints d'une couleur différente de leur peau. Gloria, elle, est uniformément noir goudron ! 
En outre elle a les yeux bleus, ce qui est inhabituel chez les poupées noires, du fait que seule une infime proportion de personnes noires naissent avec les yeux bleus ; mais ça arrive bel et bien ! 
Dans son cas, c'est bien plus probablement l'atelier qui n'avait que cette couleur pour les iris, qu'un hommage à ces personnes rarissimes !

Elle portait une barboteuse et des chaussons tricotés, très jolis, mais d'un rouge si vif, qu'avec sa propre couleur d'encre, la pauvre Gloria ressemblait à un objet publicitaire du RCT, le club de rugby adulé de Toulon !

Sa tenue semble rose vif sur la photo, mais elle est couleur "camion de pompiers" !
 
Je lui ai trouvé une jolie robe ancienne, tout à fait à sa taille ; en haut. En bas, elle est bien trop longue et lui donne l'air d'une demoiselle d'honneur dans les années 70, comme je l'avais été avec une robe tout aussi fleurie (c'est un miracle que ma robe ait survécu à la journée, sachant que la fête du mariage avait eu lieu dans un grand pré avec des arbres à grimper !)
 

 Pour finir, vu que dans une demi-douzaine de cartons de rangement, tous pleins, il n'y avait AUCUNE tenue à la bonne taille, je l'ai laissée en sous-vêtements ; Petit-Bateau est toujours une valeur sûre (ou du moins les vêtements de cette époque le sont, car la marque doit être vendue à un grand groupe américain)

 

PS : je voulais remercier toutes les personnes qui m'ont soutenue quand nous avons perdu Sydney et Merline. D'autres animaux de mon entourage sont partis aussi, June, Chat-Tout-Blanc, et Pitou que je ne connaissais pas en personne, mais qui était, comme les autres félins de nos blogs, une star dont je suivais les péripéties. Un été tellement triste...

jeudi 31 juillet 2025

Des chagrins...



Je voudrais expliquer pourquoi je n'ai rien posté depuis un bout de temps : Sydney, ma Sydounette, ma princesse au petit pois, est décédée le 1r juin, d'un cancer lymphome, très agressif, diagnostiqué 6 semaines plus tôt

Nous avons la chance d'avoir à une quinzaine de kilomètres, une très grande clinique vétérinaire proposant plus de technologies et ayant des spécialistes, dont une oncologue et nous avons immédiatement mis en place une chimiothérapie, mais le cancer s'était métastasé avant même que l'on ne voit quelque chose d'anormal

Sydney avait juste 11 ans ; sa mère Pétronille, dite Pétouille, et sa sœur, Arrow, étaient proches d'elle, mais heureusement, proches  aussi d'autres chats ; la communauté féline se soutient à sa manière. 


Nous avons aussi perdu Merline, dite La Merluche, une petite cochon d'Inde très douée pour dresser les humains à lui donner ce qu'elle voulait. 
Elle avait peu à peu perdu du poids et un peu d'appétit, sans plus de symptômes, et la véto ne decelait rien de spécial à la palpation, puis en deux jours, elle n'a plus rien voulu, et elle s'est éteinte ; elle aussi nous manque...
 

dimanche 25 mai 2025

Mireille

 

Pour la fête des mères, une photo de la mienne, Mireille, à l'âge de 4 ans, en 1924.
Elle porte une robe de tulle brodé qui avait été confectionnée pour sa propre mère au même âge : Félicie, née en 1887.
Ma mère, puis moi, avons conservé ce joli vêtement, que j'ai photographié sur ma plus grande poupée (70cm), qui porte l'ensemble complet 
 


Car il y a une sorte de fanchon, ou de charlotte assortie à la robe, que ma mère avait paraît-il, refusé tout net de porter pour la photo ! Ma grand'mère avait transigé à un gros nœud dans les cheveux !

Ma très belle inconnue est plus conciliante
 
 
Je ne sais rien du tout à propos de cette poupée, sinon qu'elle existe en blanc à l'origine - sur la mienne, la couleur transparaît par endroits - et dans cette seule grande taille. 
Même les sites bien renseignés, comme Paramourdespoupées ou Infopoupées n'en savent pas plus pour l'instant. 
Elle est probablement une poupée d'une des nombreuses fabriques en Europe de l'est ; j'aime énormément son expression très douce...


Sur une des photos en pied, on voit un bout de fesse grise et blanche : voici le reste de la demoiselle, Daisy. D'après notre vétérinaire, qui est spécialisé en ophtalmologie, elle est aveugle de naissance : encore un autre mystère, car elle a 5 ou 6 ans, d'après les estimations, et elle a été trouvée dans la rue. Personne ne l'a cherchée, par affiches ou sur le Net, mais elle n'aurait pu survivre seule ; en plus, elle est très affectueuse...

London 2026, suite...

A Londres, nous sommes aussi retournés à Camdem, quartier ultra célèbre pour ses boutiques de vêtements et son street art, les deux moins ex...