lundi 21 septembre 2026

Londres 2026 fin : the Rail Mail et the Postal Museum

Entre notre retour de Londres et maintenant, pas mal de choses sont un peu parties à vau-l'eau ; ce n'est quand même pas "L'Aventure du Poséidon", mais ça pique un peu, et ce n'est pas encore fini. Ça va mieux neanmoins, et je peux retourner sur les blogs (j'avais juste suivi le voyage de Isa), et écrire le mien...
 
Il ne reste pas grand chose à raconter de notre bref séjour, mais je veux mentionner, et surtout recommander, un musée pas très connu, et qui d'emblée, ne vend pas du rêve (sauf pour les philatélistes) : le musée de La Poste ; alors qu'il est génial ! 
Ou plutôt les deux étapes du Postal Museum, car il y a deux parties.
La première consiste en un voyage SOUS Londres, par le Rail Mail : en 1927, la poste britannique, the Royal Mail a inauguré une ligne de métro postal un peu particulière : elle cheminait sous Londres pour éviter les retards dûs au traffic trop important pour le réseau routier de l'époque. Le London Postoffice Railway, dit Rail Mail était un train sans conducteur, mais lourdement chargé, qui a circulé jusqu'en 2003. Après d'autres péripéties, une petite partie de son circuit a été ouverte au public par le biais d'un train aménagé pour transporter des passagers !
 
Ce n'est pas une visite à faire avec un groupe de basketteurs cependant : Laurent dépasse bien le mètre 90, et le sommet de son crâne frôlait le plexiglas !

En temps normal, je ne vais pas sous terre : j'ai une grande affection pour les taupes, mais je n'en suis pas une ; je fais néanmoins une exception notable dès qu'il y a un train dans l'équation, comme ici, ou le métro...

La balade dure un quart d'heure, avec des arrêts dans des gares reconstituées, et d'autres où des films sont projetés directement sur la voute, et où on suit le chemin de trois lettres envoyées à différents moments de l'histoire de ce train ; c'est remarquablement fait, et bien sûr, il est fait mention du chat qui était un employé officiel, avec mission de protéger tant de papiers et autres colis des souris...

Etant sans conducteur, le Rail Mail était piloté à distance, mais toujours à vive allure : pendant longtemps, il y avait deux distributions quotidiennes de courrier à Londres

Plusieurs trains circulaient en même temps sur le circuit

Un train ne restait arrêté dans chaque station qu'une seule minute : les employés devaient en même temps et à toute vitesse, le vider et le remplir !

Dans l'exposition situé dans le bâtiment du Rail Mail, il est aussi mentionné les trains postaux qui se déplaçaient partout au Royaume Uni, souvent de nuit, et dans lesquels les employés triaient les lettres. La reconstitution en mouvement d'un wagon de tri, permet aux visiteurs de classer des "lettres" dans les bons casiers, et dans un temps imparti : pas simple quand on est secoué de partout !

A cent mètres de là, il y a la deuxième partie du musée, The Postal Museum
On y découvre tout l'historique du transport d'informations, tout d'abord réservé aux documents officiels, puis peu à peu, à tout le monde

Les voitures se reconnaissaient de loin, d'autant que les employés avaient un superbe uniforme assorti, et d'excellents chevaux

Récit assez dingue d'une voiture postale attaquée par une lionne qui s'était enfuie d'un cirque (je la comprends !)

Récit vraiment exceptionnel, surtout par le fait que tous les protagonistes, lionne, chevaux et humains, s'en sont sortis vivants !

En glissant la main dans cette boite, on touche une tête de lionne en métal, gueule grande ouverte, et on entend un rugissement ! Grand succès, et pas seulement chez les petits !

Au début, envoyer du courrier était très coûteux : c'était gratuit pour les membres du parlement, mais pour tous les autres, ça dépendait du nombre de feuillets, de la distance (pas toujours !), et surtout des taxes locales en tous genres. En outre, c'était le destinataire qui payait, et des petits malins inscrivaient des informations codées sur l'enveloppe, de sorte que le destinataire pouvait les lire, puis refuser la lettre ! 
En 1840, la reine Victoria émet le tout premier timbre de l'histoire de La Poste, le Penny Black
 
Le profil est celui de la reine Victoria adolescente

Un timbre suffisait pour envoyer une lettre jusqu'à une quinzaine de grammes dans tout le pays. Plus de gratuité pour personne : même la reine Victoria devait mettre un timbre sur son courrier !

Près de 68 millions de Penny Black ont été édités, et la seule mention de ce timbre fait toujours frétiller les philatélistes !



Elise devant la reconstitution de bureaux d'envoi

Les célébrissimes boîtes aux lettres rouges ont commencé par être vertes ; mais ça les rendait moins visibles, surtout en milieu rural...

Pendant la Deuxième Guerre, les femmes ont massivement remplacé les hommes dans toutes les tâches postales

Les premiers timbres d'Elizabeth II

Changement de timbres à chaque changement de monarque ; ceux de l'oncle de Elizabeth,  Edouard VIII qui n'a régné que moins d'un an, n'ont jamais vraiment été diffusés

Des timbres célébrant les grandes luttes du XXème siècle

En hommage à Jane Austen

Grandes figures de la pop-culture britannique

En hommage à Doctor Who, ma série préférée, avec Star Trek

En même temps que les collections permanentes du musée, il y avait une exposition temporaire consacrée à un bouquin jeunesse iconique, au Royaume Uni, bouquin que mes filles avaient adoré ! 
"Le gentil facteur, ou Lettres à des gens célèbres", de Janet et John Ahlberg (1986) est toujours édité, en français, chez Albin Michel, mais on le trouve en occasion. En dépit de son âge, je suis prête à prendre les paris qu'il ravira tout destinataire contemporain de moins de dix ans, même fan d'écrans ! 
Le livre relate la tournée du gentil facteur et les destinataires des lettres chez qui il se rend : tous des personnages de contes de fées ; bien évidemment, il y a aussi la vraie lettre reçue par chacun, bien à l'abri dans son enveloppe !
 
Elise devant Cendrillon et le Prince, tout juste de retour de voyage de noces !


Le Géant lisant la lettre de Jack

Le catalogue de VPC pour sorcières : simplement brillant !

La page de garde géante du bouquin pour faire des photos

Parait que j'ai mal cadré et que j'aurais dû me mettre plus loin ; mais sinon, on ne les voyait pas !

Pour finir, une des nombreuses et authentiques affiches éditées par le Royal Mail pour ses établissements, et pour rappeler les règles d'un envoi sur : encore et toujours le formidable humour britannique !



jeudi 23 juillet 2026

London 2026, suite...

A Londres, nous sommes aussi retournés à Camdem, quartier ultra célèbre pour ses boutiques de vêtements et son street art, les deux moins excentriques qu'à notre première visite, il y a 14 ans ; mais ça reste un endroit sympathique à visiter, un peu tentaculaire avec des petits passages et des échoppes les unes sur les autres ; il y a aussi une allée entière de stands de street food. L'entrée du quartier est sur une large avenue, aux façades soignées





Il reste quand même du street art remarquable ! 
Inévitablement, Londres a perdu un petit peu de son identité britannique avec la mondialisation des boutiques : il y a des rues où l'on pourrait bien être à Paris, ou dans une autre capitale européenne, avec les mêmes enseignes ; comme si les angles les plus saillants de sa spécificité avaient été un peu polis. Mais je crois qu'il n'y a tout de même qu'à Londres que l'on puisse voir de luxueux présentoirs en forme... d'artichauts !
 


 
Avec chenille sur la tige, et présentant des sacs et accessoires hors de prix ! 
Londres reste une ville qui cajole ses visiteurs, le regard est sans cesse accroché par l'architecture, qui est splendide ; et par des détails et clin d'œil très modernes : sur une place près de Piccadilly Circus, plusieurs statues de célèbres personnages de fiction, et un envol de pigeons de bronze sur la façade de la boutique Lego, prise d'assaut :




En plus de Harry Potter et Mary Poppins sur les photos, il y avait aussi d'autres têtes connues en "bronze", toutes assaillies de photographes : Mister Bean sur un banc, Laurel et Hardy cheminant au bord d'une gouttière, Charlie Chaplin en Charlot, au milieu de la place, Gene Kelly, parapluie en main, et s'accrochant à son réverbère, dans "Singin'in the rain" ! 
Nous n'avons pas manqué comme chaque fois, de nous rendre dans le temple londonien des geeks : la boutique Forbidden planet, sur Shaftesbury avenue, extraordinaire endroit dédié à la pop culture, où on trouve tout type d'objet de collection ou de décoration, tee-shirts et autre, de l'univers de la Fantasy, science-fiction et films cultes ; le très grand sous-sol abrite une librairie dédiée, boutique et librairie étant toujours pleines à craquer ! Malheureusement, ma série préférée ex-æquo avec Star Trek, Doctor Who, est en perte de vitesse, et il n'y avait pas vraiment d'objets dérivés, sinon des livres ; mais les filles et Laurent sont ressortis très chargés !
 





Je découvre toujours des choses que tout le monde connaît sauf moi, quand je sors de ma campagne ; cette fois-ci, c'était les magasins de vêtements Uniqlo ! J'ai bien aimé le concept, la simplicité des coupes, la sobriété des tissus essentiellement unis et plutôt clairs ; il y avait même beaucoup d'humour dans les dessins de certains tee-shirts, mais c'était aussi tout le contraire de ma façon colorée de m'habiller quand j'y consacre un peu d'énergie, même si à l'arrivée je ressemble beaucoup à un épouvantail hippie...
Petit passage par la très belle station de Baker Street, forcément à la gloire de Sherlock Holmes. C'est la station où il faut sortir pour aller au musée dédié, situé au 221 B de Baker street ; en fait, au 239, mais c'est une telle attraction touristique que cette fausse numérotation a été acceptée et que le courrier y est acheminé (du temps de Conan Doyle, la numérotation s'arrêtait au 85). Le musée est remarquable lui aussi ; du moins il l'était il y a 14 ans et j'espère qu'il l'est toujours : c'est le premier musée londonien que nous avions visité...
 

Le métro de Londres est très semblable à celui de Paris, sauf qu'il possède des trains sans conducteur d'un seul tenant, composé de modules articulés comme les segments d'un ver de terre ; le train ondule d'ailleurs presque de la même manière ! Ce sont mes préférés : on a l'impression de voyager dans une sorte d'animal cosmique ! 
Nous avons beaucoup pris le métro - merci au système économique de la carte de transport dont j'adore le nom, Oyster card (carte huitre)* - d'autant que nous logions dans un des faubourgs, West Hampstead, rempli de maisons d'époque XIXème, typiquement anglaises et rigoureusement identiques dans chaque rue ! Comme disait Elise, valait mieux être attentif si on rentrait chez soi de nuit et complètement ivre : "Oh, bonsoir voisin : j'ai raté la bonne porte !"
Johanne avait trouvé un appart-hotel, plus économique qu'un hotel tout court, un studio tassé dans l'espace d'une chambre, mais la micro-cuisine permettant de trouver le repas du soir au supermarché du coin (visiter les supermarchés quand je voyage à l'étranger, c'est mon gros kif ! Voir ce que les gens du coin mangent, et y goûter aussi, j'adore ça, surtout quand il y a le choix en plats vegans !)
 

Ce que l'on voyait par la fenêtre


J'ai encore un musée à présenter avant de clore le sujet Londres ; en clin d'œil au super voyage de Isa que je me régale à lire, voici des carpes koï, dans un effectivement très grand bassin près de la gare de Liverpool Street


Dans la zone piétonne autour de la gare étaient exposées des statues d'éléphants en tailles réelles chacune représentant un véritable éléphant sauvé par une association





Dans la gare elle-même, ce groupe émouvant en hommage aux enfants londoniens évacués pendant la Seconde Guerre
 

Et cette délicieuse statue qui démontre que Londres sera toujours Londres...


* La carte "Oyster" est le diminutif pour le concept du métro "The world is your oyster" (le monde est votre huître) ; nous traduirions par "Le monde est un mouchoir de poche" !

Londres 2026 fin : the Rail Mail et the Postal Museum

Entre notre retour de Londres et maintenant, pas mal de choses sont un peu parties à vau-l'eau ; ce n'est quand même pas "L...