jeudi 23 juillet 2026

London 2026, suite...

A Londres, nous sommes aussi retournés à Camdem, quartier ultra célèbre pour ses boutiques de vêtements et son street art, les deux moins excentriques qu'à notre première visite, il y a 14 ans ; mais ça reste un endroit sympathique à visiter, un peu tentaculaire avec des petits passages et des échoppes les unes sur les autres ; il y a aussi une allée entière de stands de street food. L'entrée du quartier est sur une large avenue, aux façades soignées





Il reste quand même du street art remarquable ! 
Inévitablement, Londres a perdu un petit peu de son identité britannique avec la mondialisation des boutiques : il y a des rues où l'on pourrait bien être à Paris, ou dans une autre capitale européenne, avec les mêmes enseignes ; comme si les angles les plus saillants de sa spécificité avaient été un peu polis. Mais je crois qu'il n'y a tout de même qu'à Londres que l'on puisse voir de luxueux présentoirs en forme... d'artichauts !
 


 
Avec chenille sur la tige, et présentant des sacs et accessoires hors de prix ! 
Londres reste une ville qui cajole ses visiteurs, le regard est sans cesse accroché par l'architecture, qui est splendide ; et par des détails et clin d'œil très modernes : sur une place près de Piccadilly Circus, plusieurs statues de célèbres personnages de fiction, et un envol de pigeons de bronze sur la façade de la boutique Lego, prise d'assaut :




En plus de Harry Potter et Mary Poppins sur les photos, il y avait aussi d'autres têtes connues en "bronze", toutes assaillies de photographes : Mister Bean sur un banc, Laurel et Hardy cheminant au bord d'une gouttière, Charlie Chaplin en Charlot, au milieu de la place, Gene Kelly, parapluie en main, et s'accrochant à son réverbère, dans "Singin'in the rain" ! 
Nous n'avons pas manqué comme chaque fois, de nous rendre dans le temple londonien des geeks : la boutique Forbidden planet, sur Shaftesbury avenue, extraordinaire endroit dédié à la pop culture, où on trouve tout type d'objet de collection ou de décoration, tee-shirts et autre, de l'univers de la Fantasy, science-fiction et films cultes ; le très grand sous-sol abrite une librairie dédiée, boutique et librairie étant toujours pleines à craquer ! Malheureusement, ma série préférée ex-æquo avec Star Trek, Doctor Who, est en perte de vitesse, et il n'y avait pas vraiment d'objets dérivés, sinon des livres ; mais les filles et Laurent sont ressortis très chargés !
 





Je découvre toujours des choses que tout le monde connaît sauf moi, quand je sors de ma campagne ; cette fois-ci, c'était les magasins de vêtements Uniqlo ! J'ai bien aimé le concept, la simplicité des coupes, la sobriété des tissus essentiellement unis et plutôt clairs ; il y avait même beaucoup d'humour dans les dessins de certains tee-shirts, mais c'était aussi tout le contraire de ma façon colorée de m'habiller quand j'y consacre un peu d'énergie, même si à l'arrivée je ressemble beaucoup à un épouvantail hippie...
Petit passage par la très belle station de Baker Street, forcément à la gloire de Sherlock Holmes. C'est la station où il faut sortir pour aller au musée dédié, situé au 221 B de Baker street ; en fait, au 239, mais c'est une telle attraction touristique que cette fausse numérotation a été acceptée et que le courrier y est acheminé (du temps de Conan Doyle, la numérotation s'arrêtait au 85). Le musée est remarquable lui aussi ; du moins il l'était il y a 14 ans et j'espère qu'il l'est toujours : c'est le premier musée londonien que nous avions visité...
 

Le métro de Londres est très semblable à celui de Paris, sauf qu'il possède des trains sans conducteur d'un seul tenant, composé de modules articulés comme les segments d'un ver de terre ; le train ondule d'ailleurs presque de la même manière ! Ce sont mes préférés : on a l'impression de voyager dans une sorte d'animal cosmique ! 
Nous avons beaucoup pris le métro - merci au système économique de la carte de transport dont j'adore le nom, Oyster card (carte huitre)* - d'autant que nous logions dans un des faubourgs, West Hampstead, rempli de maisons d'époque XIXème, typiquement anglaises et rigoureusement identiques dans chaque rue ! Comme disait Elise, valait mieux être attentif si on rentrait chez soi de nuit et complètement ivre : "Oh, bonsoir voisin : j'ai raté la bonne porte !"
Johanne avait trouvé un appart-hotel, plus économique qu'un hotel tout court, un studio tassé dans l'espace d'une chambre, mais la micro-cuisine permettant de trouver le repas du soir au supermarché du coin (visiter les supermarchés quand je voyage à l'étranger, c'est mon gros kif ! Voir ce que les gens du coin mangent, et y goûter aussi, j'adore ça, surtout quand il y a le choix en plats vegans !)
 

Ce que l'on voyait par la fenêtre


J'ai encore un musée à présenter avant de clore le sujet Londres ; en clin d'œil au super voyage de Isa que je me régale à lire, voici des carpes koï, dans un effectivement très grand bassin près de la gare de Liverpool Street


Dans la zone piétonne autour de la gare étaient exposées des statues d'éléphants en tailles réelles chacune représentant un véritable éléphant sauvé par une association





Dans la gare elle-même, ce groupe émouvant en hommage aux enfants londoniens évacués pendant la Seconde Guerre
 

Et cette délicieuse statue qui démontre que Londres sera toujours Londres...


* La carte "Oyster" est le diminutif pour le concept du métro "The world is your oyster" (le monde est votre huître) ; nous traduirions par "Le monde est un mouchoir de poche" !

mercredi 1 juillet 2026

The Science Museum, London

Le Musée des Sciences de Londres est dans un très, mais très grand bâtiment néoclassique, tout près du Muséum d'Histoire Naturelle (autre merveille) ; comme tous les musées nationaux britanniques, il est gratuit ! Il y a un peu partout de grandes tirelires où déposer une donation, et une très chouette "shop", pour achever le soutien ; au British Museum, où nous sommes allées il y a quelques années, il y a une boutique thématique dans chaque grand département d'exposition : c'est pur miracle que je ne me sois pas complétement ruinée aux antiquités égyptiennes !
 
C'est un hasard qui m'a beaucoup plu, le plafond du hall du musée est décoré d'une ronde de vélos accrochés très haut, de la draisienne au vélo-cargo électrique, en passant par l'incontournable grand Bi ; et sûrement un jumeau de mon vélo actuel qui a bien 40 ans !
 
Le musée est organisé par thèmes, plus que par sciences pures, et le rez-de-chaussée est majoritairement consacré aux grandes découvertes technologiques industrielles. Il y a la toute première locomotive, à vapeur, ressemblant à ce qu'elle était incontestablement : une bombe sur rails !
 
 
Un peu plus loin, il y avait - Cocorico ! - le métier à tisser inventé par le français Joseph Jacquard, capable de répéter automatiquement un schéma géométrique ; le nom de l'inventeur est resté pour ce genre de motif...
 


Une vitrine abritait des instruments médicaux et chirurgicaux d'aspect très offensifs, avec une scie à os ; c'est toujours une petite gymnastique mentale que de se dire que ces objets, qui nous semblent maintenant, plus adaptés au bricolage qu'à autre chose, ont été un jour à la pointe de la technologie, et étaient le rempart ultime contre la gangrène et l'hémorragie des amputations ! 
 

Le développement des technologies a bénéficié aussi aux jeux et  jouets, la machine à coudre, en faisant baisser les coûts de production, a permis une plus grande diffusion des jouets de qualité qui n'étaient plus réservés aux enfants de l'élite
 

Au rez-de-chaussée toujours, des innovations d'aspect recent, mais plus anciennes que je ne le pensais : Elise pose joyeusement à côté du prototype d'une voiture électrique, tout à fait fonctionnel et plus vieux que moi ! Juste à côté, deux des premiers "Car Dummies", ces mannequins qui permettent de tester la sécurité des véhicules
 


Dans un coin se trouvait une grande vitrine réunissant des objets inventés dans les années 80, ce qui n'a rajeuni personne ! Barbie y était, bien évidemment !
 

Une grande zone était consacrée à la conquête de l'espace, avec d'authentiques navettes, mais il y avait des projections lumineuses, et une conférence interractive, impossible à photographier.
Au sous-sol, une expo payante était dédiée aux jeux vidéos ; Laurent les adorant, nous y sommes allés, mais c'était d'une certaine manière décevant : une très grande collection de jeux vintages, de bornes d'arcade, de consoles, toutes et tous fonctionnels et à disposition ! Le tout dans une cacophonie électronique : un paradis de joueurs ! Laurent et Johanne ont fait quelques parties, même Elise n'a pas résisté aux jeux Lego ! Le coin historique et création n'était pas inintéressant, mais c'était surtout un lieu pour jouer...
 




 
Au premier étage, une zone exposait une idée très ancienne de la médecine, quand diagnostic et solutions étaient si aléatoires, que la prière était bel et bien, un des remèdes parmi les plus sérieux. J'étais si intéressée par la chronologie en statuettes d'époque, des divers déesses, dieux et autres intervenants divins médicaux, que j'ai oublié de la photographier ! 
Mais j'ai la curieuse collection d'objets votifs antiques, chacun représentant l'organe défaillant à déposer sur l'autel adéquat avec des offrandes, pour que la divinité le répare ; sans beaucoup de surprise, il y a bon nombre de services trois pièces masculins en céramique, et beaucoup de pieds à une époque où chevaux et charrettes étaient fort coûteux, et marcher la seule solution abordable pour se déplacer...
 


Côté féminin, les drôles de formes un peu plates sont des utérus et des placentas.
Juste à côté, un ensemble d'ex-voto médicaux offerts par la Bonne Mère de Marseille !
 
 
Le Royaume-Uni, comme la plupart des nations très médicalisées, avait été très touché par la tragédie de la Thalidomide dans les années 50 et 60 ; plusieurs vitrines sont consacrées aux prothèses des enfants handicapés
 


 
La paralysie infantile, ancien nom de la poliomyélite, faisait aussi des ravages, avant l'invention du vaccin, et les enfants survivants devaient être appareillés, souvent sur de longues périodes ; des poupées étaient prévues pour leur apprendre aux parents et aux enfants eux-mêmes à s'équiper...
 
L'aviation et ses pionniers, mais aussi ses pionnières, et les représentants des groupes humains alors considérés comme inférieurs occupait une large zone, juste à côté de la communication radio, énorme avancée technologique s'il en est...
 






Cette immense antenne radio est entièrement faite de bois et de cordages permettait à la radio de Rugby d'émettre et d'être captée partout dans le monde ! 
 
Nous avons traversé à vive allure tout le domaine décrivant les énergies renouvelables et l'écologie, de même que la partie consacrée à la médecine légale : à part moi, tout le monde saturait après quatre bonnes heures de musée, et Laurent n'étant pas loin de penser qu'il allait bientôt avoir sa place dans une des vitrines, à titre de sujet !
 

La figure de cire est une Vénus anatomique, nom officiel de ces grandes poupées flippantes, qui n'était pas seulement utilisée pour l'enseignement, loin de là : il y avait des expositions permanentes dans les grandes villes, où tout un chacun pouvait venir se pencher sur l'anatomie interne humaine, comme une activité banale d'un dimanche après-midi  ! Après tout, et jusqu'à la fin du XIXème siècle, les morgues, avec les cadavres en vitrine, se visitaient aussi, et étaient même très populaires !


Une visite à la boutique a requinqué tout le monde, et nous sommes partis à la recherche d'un Prêt-à-Manger, enseigne britannique, au nom français, de sandwichs et salades délicieux et riches en légumes (il y en a aussi à Paris et dans quelques grandes villes françaises)
La dernière image montre juste une moitié du musée, et donne une idée de son volume !


 










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A Londres, nous sommes aussi retournés à Camdem, quartier ultra célèbre pour ses boutiques de vêtements et son street art, les deux moins ex...