A Londres, nous sommes aussi retournés à Camdem, quartier ultra célèbre pour ses boutiques de vêtements et son street art, les deux moins excentriques qu'à notre première visite, il y a 14 ans ; mais ça reste un endroit sympathique à visiter, un peu tentaculaire avec des petits passages et des échoppes les unes sur les autres ; il y a aussi une allée entière de stands de street food. L'entrée du quartier est sur une large avenue, aux façades soignées
Inévitablement, Londres a perdu un petit peu de son identité britannique avec la mondialisation des boutiques : il y a des rues où l'on pourrait bien être à Paris, ou dans une autre capitale européenne, avec les mêmes enseignes ; comme si les angles les plus saillants de sa spécificité avaient été un peu polis. Mais je crois qu'il n'y a tout de même qu'à Londres que l'on puisse voir de luxueux présentoirs en forme... d'artichauts !
Avec chenille sur la tige, et présentant des sacs et accessoires hors de prix !
Londres reste une ville qui cajole ses visiteurs, le regard est sans cesse accroché par l'architecture, qui est splendide ; et par des détails et clin d'œil très modernes : sur une place près de Piccadilly Circus, plusieurs statues de célèbres personnages de fiction, et un envol de pigeons de bronze sur la façade de la boutique Lego, prise d'assaut :
En plus de Harry Potter et Mary Poppins sur les photos, il y avait aussi d'autres têtes connues en "bronze", toutes assaillies de photographes : Mister Bean sur un banc, Laurel et Hardy cheminant au bord d'une gouttière, Charlie Chaplin en Charlot, au milieu de la place, Gene Kelly, parapluie en main, et s'accrochant à son réverbère, dans "Singin'in the rain" !
Nous n'avons pas manqué comme chaque fois, de nous rendre dans le temple londonien des geeks : la boutique Forbidden planet, sur Shaftesbury avenue, extraordinaire endroit dédié à la pop culture, où on trouve tout type d'objet de collection ou de décoration, tee-shirts et autre, de l'univers de la Fantasy, science-fiction et films cultes ; le très grand sous-sol abrite une librairie dédiée, boutique et librairie étant toujours pleines à craquer ! Malheureusement, ma série préférée ex-æquo avec Star Trek, Doctor Who, est en perte de vitesse, et il n'y avait pas vraiment d'objets dérivés, sinon des livres ; mais les filles et Laurent sont ressortis très chargés !
Je découvre toujours des choses que tout le monde connaît sauf moi, quand je sors de ma campagne ; cette fois-ci, c'était les magasins de vêtements Uniqlo ! J'ai bien aimé le concept, la simplicité des coupes, la sobriété des tissus essentiellement unis et plutôt clairs ; il y avait même beaucoup d'humour dans les dessins de certains tee-shirts, mais c'était aussi tout le contraire de ma façon colorée de m'habiller quand j'y consacre un peu d'énergie, même si à l'arrivée je ressemble beaucoup à un épouvantail hippie...
Petit passage par la très belle station de Baker Street, forcément à la gloire de Sherlock Holmes. C'est la station où il faut sortir pour aller au musée dédié, situé au 221 B de Baker street ; en fait, au 239, mais c'est une telle attraction touristique que cette fausse numérotation a été acceptée et que le courrier y est acheminé (du temps de Conan Doyle, la numérotation s'arrêtait au 85). Le musée est remarquable lui aussi ; du moins il l'était il y a 14 ans et j'espère qu'il l'est toujours : c'est le premier musée londonien que nous avions visité...
Le métro de Londres est très semblable à celui de Paris, sauf qu'il possède des trains sans conducteur d'un seul tenant, composé de modules articulés comme les segments d'un ver de terre ; le train ondule d'ailleurs presque de la même manière ! Ce sont mes préférés : on a l'impression de voyager dans une sorte d'animal cosmique !
Nous avons beaucoup pris le métro - merci au système économique de la carte de transport dont j'adore le nom, Oyster card (carte huitre)* - d'autant que nous logions dans un des faubourgs, West Hampstead, rempli de maisons d'époque XIXème, typiquement anglaises et rigoureusement identiques dans chaque rue ! Comme disait Elise, valait mieux être attentif si on rentrait chez soi de nuit et complètement ivre : "Oh, bonsoir voisin : j'ai raté la bonne porte !"
Johanne avait trouvé un appart-hotel, plus économique qu'un hotel tout court, un studio tassé dans l'espace d'une chambre, mais la micro-cuisine permettant de trouver le repas du soir au supermarché du coin (visiter les supermarchés quand je voyage à l'étranger, c'est mon gros kif ! Voir ce que les gens du coin mangent, et y goûter aussi, j'adore ça, surtout quand il y a le choix en plats vegans !)
Ce que l'on voyait par la fenêtre
J'ai encore un musée à présenter avant de clore le sujet Londres ; en clin d'œil au super voyage de Isa que je me régale à lire, voici des carpes koï, dans un effectivement très grand bassin près de la gare de Liverpool Street
Dans la zone piétonne autour de la gare étaient exposées des statues d'éléphants en tailles réelles chacune représentant un véritable éléphant sauvé par une association
Dans la gare elle-même, ce groupe émouvant en hommage aux enfants londoniens évacués pendant la Seconde Guerre
Et cette délicieuse statue qui démontre que Londres sera toujours Londres...




























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