samedi 15 février 2025

La maison Vitos

 
Une publicité de Alain Gauthier, toujours joyeuses !

Mireille, ma mère, était toujours chic et élégante (hélas, je tiens de papa qui ne l'était pas du tout !), avec des vêtements simples et bien choisis ; sa boutique préférée était Vitos, qui vendait des vêtements de cette même marque sur le boulevard de Strasbourg (dans la "haute" ville, à l'époque !)
 
La spécificité de Vitos, c'était la maille fine, surtout sous la forme de pulls et twin-set, et la lingerie de nuit, combinaisons et bas. J'adorais l'accompagner dans cette boutique très féminine et pleine de couleurs. 
Une fois j'avais longuement insisté pour avoir une veste moi aussi, un élégant gilet vert céladon que je n'ai pas porté longtemps, étant très frileuse et adepte des gros pulls (elle a fait le bonheur de Rosine, l'épouse de mon parrain, qui était plus menue que moi à 12 ans !)
 
Dans mes souvenirs, ma mère est donc en Vitos, pulls aux manches courtes ou 3/4 - contrairement à moi, elle n'avait jamais froid ! - de couleurs classiques mais gaies, sur une jupe droite, puis, sous mon influence, un pantalon !
 
Le style Vitos dans les années 60
 
L'activité de Vitos concernant la confection a surtout été active après guerre, mais dès le début de XXème siècle, l'entreprise vendait de la bonneterie, des bas et des machines à remailler, à usage domestique ou professionnel. Les bas, accessoires indispensables, en soie puis en nylon, n'étaient pas jetés à la première maille filée : on les faisait remailler, beaucoup de mercerie, de boutiques de lingerie et d'échoppes indépendantes proposaient ce service, et de nombreuses femmes trouvaient là une activité d'appoint, souvent à domicile. 
Vitos ayant prévu des formations - où l'on obtenait un badge de "Remaillage Vitos" - et des kits de publicité pour celles qui achetaient la machine
 
Les bas étaient tricotés en suivant le galbe de la jambe

Enseigne émaillée

Machine à remailler Vitos

J'ai découvert que Vitos avait fait de la lingerie de poupées il y a des années, en tombant sur un lot sur eBay, et en le voyant me passer sous le nez ! 
Depuis, j'ai trouvé quelques pièces, plus de pièces que d'informations sur cette lingerie, puisque je n'en ai trouvé aucune, et que je n'ai que des suppositions ! 
Sur le site Paramourdespoupées, en août 2014, Pimarcha qui avait un blog sur Skyblog je crois bien, posait une question sur un lot de ravissante lingerie Vitos qu'elle venait de trouver : 
Texte de Pimarcha qui résume bien mes interrogations : 

"J'ai trouvé dernièrement ces petits sous-vêtements de poupées en nylon de tailles différentes. Ils sont assez raffinés, c'est plus de la jolie lingerie que des sous-vêtements lambda. Ils sont tous griffés Vitos, en rouge sur une étiquette de satin blanc. Ils sembleraient être destinés plus à des poupées de type grands mannequins ou moyens mannequins qu'à des poupées classiques. Pour les plus petits les mesures sont + grandes que pour les Poupées Tressy ou Mily. La taille est fine et soulignée...
Connaissez vous cette marque Vitos pour poupées et quelqu'un saurait-il à quelles "genres" de poupées ils pouvaient être destinés ? Merci d'avance...

 D'autres membres avaient aussi une ou deux pièces, ou ont cité en avoir vu sur des blogs, mais personne ne savait pas en quelles circonstances cette lingerie a été créé et vendue (ou offerte)
 
Les différentes pièces de Pimarcha

Détail d'une étiquette

Vitos faisait beaucoup de publicité dans les magazines qui à l'époque étaient nombreux ; la plupart du temps créatives et multipliant les styles, bien que une, d'un goût plus que douteux, montrait un chiasseur et son fils fiers de leur prise ! 
Néanmoins, je n'en ai vu aucune annonçant une gamme de lingerie pour poupées ou les proposant en cadeau prime...

Est-ce qu'elle était si rare qu'elle était convoitée par les fillettes ? Car sur un lot que j'avais trouvé sur eBay, tous les articles sauf un, étaient des faux bricolés maison et marqués avec des étiquettes de lingerie pour enfants Vitos sans doute récupérées sur du linge réformé.

 
Ensemble mis en vente sur le Net à un prix délirant à trois chiffres !

Les éléments authentiques qui composent la gamme sont assez disparates : la maille et la dentelle, plissée, incrustée, sont de qualité, mais les formes sont plus ou moins soignées ; ils ont peut-être été faits à partir de pièces comportant des défauts, ou avec des chutes.
La lingerie existe en plusieurs tailles, au moins deux, ce qui écarte l'idée d'une "Poupée Vitos" (il y aurait quelques publicités avec elle dans ce cas)

Je ne suis pas du tout sure que la taille sur les étiquettes indique celle de la poupée concernée, car ça correspond mal à des poupées existantes : la forme de chemise de nuit/combinaison que j'ai trouvée ou vue le plus souvent est visiblement prévue pour une poupée figurant au moins une préadolescente : elle est trop large pour Cathie et conviendrait peut-être pour Betsie, mais s'il y avait eu un partenariat même bref avec Bella, il en resterait des traces ; même remarque avec Nancy, je suppose.... 

Pour épaissir le mystère, les étiquettes sur les pièces qui paraissent authentiques ne sont pas toutes les mêmes, certaines semblant plus récentes que d'autres ; elles n'ont pas non plus les mêmes indications à côté de la marque, même pour deux combis de même forme et même taille ! 
J'espère que quelqu'un pourra m'éclairer sur cette lingerie, j'accueille avec joie toutes les informations !


Le mannequin est la Singer Golden Princess de Sebino


Elle mesure 50cm et est très élancée



Sur cette combinaison, il n'y a pas, ou plus la moitié des attaches d'épaules

Deux des combinaisons qui sont clairement faites maison

La modestie blanche semble vraiment Vitos mais est pour une poupée plus menue





lundi 20 janvier 2025

Marie-Claire Idées

 

Qui serait intéressée par des magazines Marie-Claire Idées (offerts), datant d'une quinzaine d'années environ, avec les indications pour faire les vêtements des poupées du magazine, Claire et Marie, des Chéries de Corolle fabriquées exclusivement sur les modèles de Camille pour Claire et Clara pour Marie, mais légèrement différentes dans la couleur des yeux et la présence de taches de rousseur (seule la poupée asiatique Atsuko est identique à Capucine) ? 
 
 Ainsi que les indications pour faire d'autres ouvrages, de poupées et autres...
Les vêtements des poupées Marie et Claire sont très simples de forme et adaptés aux débutants ; ce qui fait le charme des tenues, c'est le choix des tissus et les accessoires simples mais jolis, à réaliser aussi
 

Je peux aussi détacher les pages des poupées et n'envoyez que ça...

lundi 6 janvier 2025

Très bonne année !

 
Un de nos nouveaux pensionnaires, Basile, trouvé abandonné sur un parking, en compagnie de Cornélius dit Cornie (lapin), et de Merline, dite la Merloune (cochon d'Inde), souhaite à toutes les lectrices et lecteurs de ce blog, une excellente année 2025 ! 
 
Je ne suis pas une grande fan des bonnes résolutions d'ordinaire, mais j'en ai tout de même pris une cette année, histoire de sauver ce qui peut rester de ma santé mentale : être moins pessimiste ! 
L'éco-anxiété fait des ravages dans mon esprit, et la lecture de l'actualité me donne envie d'ouvrir le puits de de sauter dedans (Elise me dit que tout ce que j'y gagnerais, c'est une jambe dans le plâtre, car les piscines des voisins ont dû vider la nappe phréatique depuis belle lurette !)
Donc je vais tâcher de voir le bon côté des choses (au moins considérer l'idée qu'il existe), et m'inscrire sur des comptes de photos de chats mignons et collection de poupées sur Instagram !


mercredi 25 décembre 2024

Jem et les Hologrammes

 
J'ai récemment trouvé cette poupée aux Puces : c'est Jem de Hasbro, du dessin animé Jem et les Hologrammes, sorti aux USA en 1985, et l'année suivante en France, pour promouvoir la nouvelle gamme de poupées de la marque. 
Créer une série animée dans le but de vendre des produits dérivés venait d'être autorisé aux USA par l'administration Reagan : auparavant, il fallait que la série existe déjà, pour pouvoir vendre des jouets et autre merchandising.
 
Le but était de concurrencer Barbie, et pour cela créer quelque chose de nouveau ; les poupées et l'histoire derrière étaient radicalement différentes : tout était axé sur la musique. Jerrica Benton est une jeune femme d'affaires, co-propriétaire d'un label musical, mais elle est aussi secrètement Jem chanteuse à succès avec son groupe, constitué de ses sœurs, Kimber, Aja et Shana, les Hologrammes. Elle parvient à jouer les deux rôles grâce à l'aide, entre autres, de Synergy, un véritable hologramme et un ordinateur surpuissant, tout en étant aussi une mère de substitution très aimante ! C'est une série intelligente, sans "méchants", mais avec des antagonistes drôles, et beaucoup d'humour globalement...
 
Il y a un excellent résumé de la série sur Wikipédia, qui possédait, d'après l'article dédié dans le blog Eighties.fr : 
"Une animation assez soignée , des couleurs très vives , des histoires simples , des intermèdes musicaux (de bonne qualité surtout pour une série destinée aux enfants) et un souffle de magie feront le succès de la série…. et des jouets au Noël suivant."
 
Ce qui nuira aux poupées, qui étaient de bonne qualité et articulées, c'est justement ce qui a fait le succès de la série : tout tournait autour de la musique, avec un studio d'enregistrement, une voiture, des instruments et juste une chambre assez spartiate pour Jem. Les vêtements étaient tous des tenues de scène ou de gala, remarquablement voyants, même pour les années 80, sans même un maillot de bain pour imaginer les poupées à la plage, ou un simple pyjama...
La série de poupées, assez nombreuses, aura moins de succès que prévu, et ne sera finalement vendue que quelques années, la raison principale étant le fait que les poupées Jem étaient plus grandes que Barbie et consœurs, avec une morphologie différente, et qu'il était donc impossible de leur emprunter des éléments de garde-robe, ce qui est à la base du jeu, surtout avec les mannequins. 
Je n'ai pas l'impression qu'elles soient très collectionnées : les poupées en parfait état et\ou avec tous leurs accessoires sont rares et très chères, et comme elles sont aussi assez peu connues, seuls quelques collectionneurs vont vouloir payer ces prix...
 
Il y a encore quelques tâches qui partiront ; quelques mèches coupées hélas

Jem n'a plus ses boucles d'oreilles qui clignotaient (dans la série, elles sont un moyen de communiquer avec Synergy)

Je ne sais pas si c'est une robe de son vestiaire, indiscutablement années 80, en tous cas...

Il y a quelques années, mes cosplayeuses de filles avaient prévu un cosplay de Jem et les Hologrammes : trois de mes filles étaient en Kimber, Aja et Shana, et une amie à elles devait faire Jem ; sauf que une semaine avant la convention, voilà qu'elle avait un empêchement ! Catastrophe ! C'est finalement Coline, qui avait une douzaine d'années, qui a interprété Jem, qui porte heureusement une tenue simple : on a cousu une robe, bricolé une ceinture, les très hauts talons ont été remplacés par des tennis pailletés, et Mini-Jem et les Hologrammes ont eu beaucoup de succès ! 

mardi 3 décembre 2024

Bye-Lo Baby de Grace Putnam

 







 J'ai trouvé cette toute petite poupée d'une quinzaine de centimètres, l'an dernier sur Vinted, complètement par hasard ; je ne savais pas qu'elle existait, je croyais qu'elles n'avaient été fabriquées qu'en porcelaine, mais c'est un vrai Bye-Lo ! Elle est marquée dans le dos et muni d'un reste d'étiquette. 
 Comme le celluloïd n'était pas la matière de prédilection du modèle, les poupées n'ont pas été très diffusées et ne sont pratiquement pas représentées (je me spécialise dans les poupées à la fois rarissimes et sans valeur ! J'adore cette ironie !)

Le Bye-Lo Baby, une poupée dont le modèle d'origine a été créé par Grace Storey Putnam, une artiste née à San Diego en Californie en 1877. Elle étudie aux Beaux-Arts de San Diego et y rencontre son mari, Albert Putnam en 1899 ; elle divorce en 1915, reprend ses études et donne des cours de peinture et dessin. 
Il lui vient alors l'idée de créer une poupée nouveau-né réaliste - elle avait déjà fait des poupées en tissu pour ses enfants - et elle commence la recherche du bon modèle, qui sera un bébé de trois jours à la maternité de l'Armée du salut. La légende dit qu'elle a  apporté immédiatement son matériel de sculpture pour le représenter avant que ses traits changent !

Elle réalise un prototype en cire, part à New-York pour chercher un financement, et le trouve auprès de Georges Borgfeld, un distributeur de poupées qui lui propose un contrat sur dix ans.
Il est le seul à accepter : le poupon de Grâce, très réaliste l'est un peu trop pour le gout des distributeurs (mais il ne le sera pas pour la clientèle). Le poupon est réalisé en Allemagne : Grâce aurait préféré une tête en caoutchouc, car le but de son poupon était justement d'obtenir une poupée plus douce et légère que les poupées à tête de porcelaine encore très en vogue à l'époque ; mais la tête en biscuit sera très fidèle au prototype, et il est mis sur le marché en 1922 où il connaît un succès immédiat ! avec le temps, la demande constante des acheteurs lui vaudra le surnom de "Million dollars baby" !


Le Bye-Lo original à tête de porcelaine

Le corps et les membres du poupon sont en tissu bourré, et ses mains en celluloïd ; sa taille peut aller de 13 à 50 cm. Dès 1925, le Bye-Lo baby aura aussi une tête en composition, et les plus petits modèles pourra être tête et corps en porcelaine ou en composition, les plus grands, quelques années plus tard ; toutes les versions existeront en noir. 

A partir de 1927, on fabrique aussi des Bye-Lo baby tout en celluloïd, et de plus grands modèles avec juste la tête en celluloïd et le corps en tissu ; au fil des années, il y a même eu quelques modèles en bois !
Très peu de temps après le Bye-Lo baby, en 1925, le fabriquant allemand Armand Marseille a sorti le Dream baby, très ressemblant mais pas une copie d'après son créateur qui affirmait en avoir eu l'idée depuis des années ; les deux fabricants vendant majoritairement sur des marchés différents, il n'y a pas eu de réclamations...

Bye-Lo tout en porcelaine avec son étiquette


                                                              Bye-Lo à tête de bois laqué

Le Dream Baby


vendredi 15 novembre 2024

Max Beuster


Extrait du livre Celluloids de Anne Sitz


Au début des années 2000, quand j'ai réussi à me procurer ce bouquin de références sur les poupées de cellulo allemandes, équivalent teuton de celui d'Élisabeth Chauveau, mais moins complet, hélas, j'ai tout de suite remarqué le joli minois de la poupée noire sur l'unique page de la marque. 
Mais ensuite, même si j'ai recherché et trouvé pas mal de cellulos allemands de marques diverses sur eBay.de, je n'ai jamais vu celle-ci ; c'est par hasard, dans ma recherche routinière sur l'e(vil)bay français que je suis tombée dessus, et que j'ai réalisé, éblouie, que ce poupon mythique à mes yeux, était à ma portée au simple prix d'un trou dans mon budget !
 





Elle a subi quelques retouches maladroites sur son visage, mais cela ne gâte heureusement pas son expression, qui me fait penser à Nanouma, de Convert. Elle a une robette et un bonnet, visiblement tricotés et crochetés pour elle.
Je suis heureuse de l'avoir, mais je n'en sais toujours que très peu sur elle ! 

En ratissant très méthodiquement le Net, j'ai fini par aboutir sur la page d'une collectionneuse danoise, Lena (http://dukkedroemme.dk/tag/celloluiddukker/), où j'ai trouvé les seules infos que je possède, traduites du danois : 

"L'entreprise Max Beuster, basée à Kiel, la capitale du Schleswig-Holstein (nord de l'Allemagne), n'a existé que 5 ans, de 1950 à 1955. Les jolies poupées en celluloïd – blanches et noires – sont donc très rares et donc coûteuses à acquérir, mais elles sont ensuite vues de temps en temps aux enchères. Toutes les poupées mesurent apparemment 35 cm et sont marquées d'un voilier dans un cercle, en dessous de "Maxi 35". J'ai cherché l'histoire de la marque et des photos, mais personne ne sait rien, pas même via Kiel"

Très coûteuses, je ne sais pas : l'enchère de la mienne ne s'est pas envolée car j'étais la seule à enchérir ; personne ne les connait, hormis une poignée de collectionneurs poussiéreux, de sorte qu'il n'y a pas de concurrence ; en même temps, en cinq ans d'existence, ils n'ont pas pu élaborer tellement de poupées, ça prenait du temps et coûtait cher à l'époque !

Un logo très clair pour des poupées de taille unique

Un des quatre modèles dont j'ai trouvé une photo

mardi 12 novembre 2024

La récolte !

Voici les fruits de mon travail de couture de ces dernières semaines, où je n'ai quasiment fait que ça, hormis travailler et nourrir les chats (de ce fait, la maison semble avoir reçu le passage de Attila le Hun, mais en vérité, il aurait refusé d'y entrer : on peut être Hun et avoir des standards d'ordre et de propreté tout de même !)

Comme d'habitude, on a fini les cosplays à la dernière minute, avec bêtises incorporées : coudre quand on n'a pas les yeux en face des trous est toujours risqué ! 
En plus, pendant toutes ces semaines de boulot, j'ai trouvé moyen de me fabriquer un botriomycome sur mon pouce (gauche heureusement) ; c'est une affection intéressante, que je ne connaissais pas, et qui ressemble peu ou prou à ce qui se passe quand une imprimante 3D s'affole : la cicatrisation d'une minuscule plaie fait du zèle et de la chair en surplus, qu'il faut ensuite inciser (pour celles qui profitent d'une pause goûter pour suivre les blogs, ne cherchez pas d'images, ou le goûter aura du mal à descendre : c'est super moche !)

Le Hero Festival de Marseille se déroule sur deux jours ; le samedi, avec Elise et Johanne, nous avons porté des cosplays de "L'Etrange Noël de M. Jack", "The Nightmare before Christmas" en VO : Elise en Jack, Johanne en Gram, et moi-même en Maire d'Halloween Town. Je pensais que le film était encore populaire, mais j'étais loin du compte ! 
La semelle de ma deuxième chaussure n'avait pas encore foulé le sol de la Convention, que nous étions assaillies de demandes de photos ! Je savais Elise très fan de Jack et du film en général, et cette inclinaison est visiblement TRES partagée ! Une grande quantité de jeunes enfants étaient à fond aussi, y compris une créature à peine plus haute que le genou de Elise, carrément fascinée !



Elise a fait les têtes en mousse thermoformée, et les décorations en volume en une sorte de mousse en pâte (le chapeau lui a donné bien du fil à retordre, et Arrow s'est permis de le mâchouiller sur un bord, mais ça se voit peu), le corps du maire est en baleines à corset : c'est comme une crinoline ultra-légère ; elle a aussi brodé à la main le macaron du maire. Le costume de Jack, que j'ai cousu, fait illusion ; de loin ! 
De près, c'est un festival de plis déplaisants en tous genre : le tissu ne convenait PAS DU TOUT pour faire un costume et me donnait l'impression de coudre des algues fraiches tant il se défilait ! Les doigts articulés ont été achetés, puis retravaillés et repeints. Johanne disait que son cosplay, qu'elle a cousu, la faisait ressembler à un cône de signalisation sur pattes, mais il était très ressemblant au personnage du film ! Elle devait faire Sally, au départ, mais sa tenue est plus complexe qu'elle en a l'air, car elle est en patchwork, sans compter qu'il faut fabriquer la perruque qui n'est pas en cheveux, mais en fils, et elle a manqué de temps...

Comme dans le film, le Maire a deux visages, cordial et effrayé 

Le dimanche a été plus reposant : Elise était en Capitaine vulcaine de Star Trek, Johanne en Cruella de Disney, et je portais un cosplay inspiré du film "Casse-Noisette et les quatre royaumes" ; pas exactement un personnage du film, mais une spéculation de ce que serait la Reine des fleurs dans ce film, où on ne voit que le Roi. 


C'est un cosplay économique, quoique en beau damassé, puisqu'il est composé d'un couvre-lit et d'une paire de rideaux trouvés sur Leboncoin ! L'ensemble qui comprenait en plus des taies d'oreiller, des embrases pour les rideaux, et même des couvre abat-jours, tous dans ce même superbe tissu, devait être un brin étouffant à regarder, ce qui explique pourquoi tout était quasi neuf. Les fleurs, dont certaines ont été repeintes, viennent d'une solderie, et surtout d'un énorme stock mystérieusement déniché par Coline dans la caverne d'Ali Baba qui constitue sa chambre...

Techniquement, le personnage ne devrait pas avoir de masque : aucun n'en a dans le film ; mais retirer et planquer les lunettes quand quelqu'un demande une photo est fastidieux, sans compter tous ceux qui photographient de loin.
J'aime le petit coté Elton John !

La robe est raisonnablement réussie, même si la fermeture à glissière dans le dos est cousue de bien plus de jurons que je n'admets généralement en connaître ! En plus, inquiète de couper l'ourlet trop court à cause des paniers, je l'ai taillé trop long, et j'ai passé le dimanche à relever à pleines mains jupe et manteau de robe, avec mention spéciale pour les escaliers où quelqu'un devait jouer les pages pour relever le bord arrière. Le sol étant assez propre, hormis dans la zone casse-croute, j'aurais pu laisser mes jupes trainer royalement, mais il y avait tellement de monde - c'était les dix ans du festival, en plus, que les ourlets auraient été piétinés pire que par une horde de buffles ! 

J'ai peu de photos : le samedi, je n'ai vu que des dos de portables et des objectifs photo (ce n'était pas pénible car tout le monde était très poli, enthousiaste et généreux en compliments !), et tout de même une paire de tayaki, gaufres fourrées délicieuses, au curry de légumes pour moi ; le dimanche, j'avais les mains prises ! 

Tout de même : 
Un Capitaine Haddock avec bidou, vrai ou faux !

Un Loki plutôt ressemblant

Un Docteur Strange avec une belle cape que l'on voit mal (c'est toujours la partie textile des cosplays qui m'intéresse !)


London 2026, suite...

A Londres, nous sommes aussi retournés à Camdem, quartier ultra célèbre pour ses boutiques de vêtements et son street art, les deux moins ex...